Prends soin de toi mon amie!

Combien de fois je me suis dit: « ça va aller mieux quand… »… Quand les vacances seront là, quand un dossier sera terminé, quand fiston sera plus grand, etc.

Combien de fois je me suis promis de mieux prendre soin de moi…

Combien de fois j’ai utilisé ces petites phrases pour m’aider à passer à travers les moments difficiles, les jours interminables et les mois chargés?

Je ne peux les compter, il y a en a beaucoup trop. Trop d’excuses, trop de reports, trop d’occasion manquées.

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Nous avons eu une année difficile, j’en conviens.

Elle n’est pas terminée; il y a encore des décisions à prendre, des actions à poser, des dossiers à terminer.

Je n’ai aucune nouvelle de l’école par rapport à la violence vécue.

Je n’ai pas encore déterminé les prochaines étapes.

Je n’ai pris aucune décision quant à l’école de fiston l’an prochain.

Rien. Nada.

Je pourrais croire que je n’ai aucune décision à prendre, et pourtant, je suis plutôt dans le néant de la fatigue, du surmenage parental, du « je ne peux pas croire qu’on s’est rendu là » et du « je ne suis pas capable de passer à l’action en ce moment ».

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Prends soin de toi mon amie.

C’est normal que tu sois fatiguée, t’en as mené un grand combat!

C’est correct que les décisions ne soient pas encore prises! Elles ne sont pas mures.

C’est O.K. que tu te sentes dépassée!

Prends soin de toi mon amie. Les choses vont se placer. Ne les force pas pour le moment.

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À toutes mes amies qui vivent des moments difficiles : Prends soin de toi !

 

 

Le poids sur mes épaules

Il y a des fois c’est juste trop. Je sens cette vague d’impuissance monter en moi. Je regarde l’entretien de la maison, la vaisselle dans l’évier, la liste de trucs à faire (réparation, budget, inscriptions, etc.), la liste de choses que je devrais faire pour être dans les standards d’un bonne mère (!), les exercices qu’il faudrait pratiquer avec fiston (main, clavier, devoir, …); tout ça c’est parfois juste trop.

Ménage, lavage, repassage, ramassage, époussetage. Nommez-en des –age, il y en a une tonne! je l’ai englobe tous sous esclavage : ce qu’une mère doit réaliser, parfois seule, pour que les membres d’une maisonnée puisse continuer d’avancer (ou simplement vivre!).

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On m’avait dit qu’avec le temps, l’ampleur de ces –age était inversement proportionnelle à l’âge des enfants. C’est-à-dire que plus fiston avance en âge, plus il aide à la maison et moins je suis seule à faire les tâches. Foutaises!

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Défaire la boîte à lunch? On oublie ça. Je suis chanceuse s’il la sort de son sac d’école.

 

Faire la boîte à lunch? Trop compliqué, trop de choix à faire.

Aller jeter les déchets? Peut-être, si je lui répète. Mais pas question d’aller en plus au recyclage.

Ramasser la table après les repas? Ça dépend… de l’humeur du matin, du temps passé à se coiffer (!), des événements de la journée, de la télé, etc.

 

Vider le lave-vaisselle? C’est quoi ça le lave-vaisselle?????

Plier les vêtements? Non, mais ils sont tous à l’envers mes vêtements, j’aime pas ça les retourner avant de les plier! me crie fiston.

Il reste quoi à votre avis?

Pas grand chose.

 

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Alors quand la DPJ vient visiter la maison, quand l’ergothérapeute arrive pour donner ses services, quand la travailleuse sociale du CLSC fait une petite saucette, quand les amies viennent me visiter, je leur dis quoi?

Je leur dis de ne pas enlever leurs chaussures, que le plancher est sale de toute façon. J’aimerais bien leur dire de ne pas trop déplacer l’air pour ne pas faire lever la poussière, mais je me garde une petite gêne ;-).

 

Comme une amie me le faisait si bien remarquer, le Bureau des assurances du Canada n’a aucune donnée sur le vol de poussière. Aucune!

 

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Mais ce qui est le plus difficile à supporter, c’est la charge mentale de toute la planification et les responsabilités.

La responsabilité d’élever un enfant autiste seule.

La responsabilité de me battre seule pour ses droits.

La responsabilité de faire reconnaître nos besoins pour les services.

La responsabilité de prendre les bonnes décisions pour son bien-être.

Toutes ces responsabilités, je ne peux les partager avec personne.

Tout le poids est sur mes épaules. Et c’est fatigant…. beaucoup plus que les –age.

 

La casquette

Quand un autiste vit un traumatisme émotionnel, on ne sait pas quand et comment le tout va sortir. Ça peut être sur le coup, le lendemain, le surlendemain, ou encore plusieurs semaines plus tard. Parfois même des mois.

J’ai eu une petite idée aujourd’hui de comment ça se présente pour fiston depuis l’événement. On n’en avait pas parlé. On n’en a pas encore vraiment parlé mais je sais que ça bouge émotionnellement.

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Et moi dans tout ça?

Merci à tous d’être là. Je suis épuisée de ces derniers jours, en fait, de toute cette année scolaire. Vivement la fin des classes!

Aujourd’hui, une intervenante me disait qu’elle n’était pas surprise de la teneur des événements. Moi si. Je pensais qu’un adulte aurait mis ses culottes bien avant! Je dois être trop naïve.

Je vous reviens bientôt avec d’autres articles. Les prochaines semaines seront mouvementées, j’en suis convaincue.

J’aimerais tellement me réfugier dans un village perdu quelque part! Vous connaissez le chemin pour aller chez les Schtroumpfs? En fait, tant qu’à choisir des personnages imaginaires, fiston préférerait les Pokémon… Si vous connaissez ce chemin, dites le moi également, je ne suis pas regardante pour le moment!

Dites-moi ce que vous penser du nouveau format du blogue!