En mode survie

Je vous invite à visiter le site FamilleTDAH.com. On y trouve des articles très intéressant. Je souligne deux articles en particulier : Je démissionne et l’épuisement parental.

Avec toutes les difficultés des dernières semaines, oui je suis en épuisement parental. J’ai le goût de démissionner régulièrement. Et je le fais aussi : j’ai effectivement passé quelques dimanches complets dans mon lit dernièrement. Et fiston dans ces moments? il regarde la télé, joue sur la tablette, bref, il s’occupe. Non ce n’est pas l’idéal. Oui si je pouvais faire différemment, je le ferais. Mais je ne le peux pas. À l’impossible nul n’est tenu, sauf moi il semblerait.

J’ai démissionné aussi sur beaucoup d’autres aspects: J’ai laissé aller des courriels d’amis et de famille sans répondre. Je n’ai pas retourné certains appels. J’ai omis de faire certaines démarches pour aider fiston, dont l’inscrire à de l’art thérapie. Budget, ménage, lavage, cuisine, etc. tout y passe, plus rien n’est important.

Je fais le stricte minimum. Je n’ai pas le temps et l’énergie pour personne. Je suis en mode survie.

Ma priorité a toujours été fiston. Elle n’a pas changé au cours des cinq dernières années. Cinq ans le premier décembre que le père de fiston est parti pour Toronto. Cinq ans que je suis totalement fidèle à ma priorité. Cinq ans que je rebondis et que j’innove pour fiston.

Mais le faire pour fiston n’est plus suffisant. Notre relation se détériore. Je dois retrouver l’équilibre.

Saurais-je m’en sortir encore une fois? En ce moment, j’en doute. Demain, probablement. Mon courage va prendre le dessus à un moment donné. Du moins je l’espère.

Alors ne me tenez pas rigueur de mon absence.

 

 

Vouloir mourir à 8 ans

Ça faut plus de deux mois que je n’ai pas publié d’article. C’est simple, je suis épuisée. Et bien qu’écrire est source de thérapie et de défoulement, je n’avais pas la force dernièrement de m’y mettre. Je me donne une petit coup dans le derrière, du moins pour aujourd’hui.

Car oui, c’est au jour le jour en ce moment. Des jours meilleurs que d’autres, des jours totalement décourageants. Une journée à la fois, disent les adeptes des groupes anonymes. On peut même l’appliquer aux heures, voire aux minutes.

Et parfois même aux secondes. Respire – compte jusqu’à 4 – expire. Recommence aussi souvent que nécessaire.

Jusqu’à environ deux semaines, fiston était particulièrement mal en point. Crises de violences et idées suicidaires. Un enfant de 8 ans, avec des idées suicidaires, c’est assez inquiétant pour une maman. Son discours était qu’il ne voulait pas vivre, ni exister, qu’il voulait mourir. Au moins une fois par jour il tenait ces propos. En plus des crises de violences envers moi et sa grand-mère. Terriblement inquiétant et stressant à vivre.

Appel au CLSC : on m’assigne une travailleuse sociale pour faire face à toutes ces difficultés.

Appel au  centre de pédopsychiatrie : le statut de fiston est maintenant prioritaire. La prochaine place qui se libère est pour lui.

Appel au pédiatre : changement de médication. Ben oui, on a augmenté la dose à la mi-octobre. La dose minimale n’avait plus aucun effet. L’infirmière m’informe que c’est peut être un effet secondaire de la médication. Alors on change.

Appel à une amie pour ventiler. Elle me suggère aussi de regarder du côté de la dépression saisonnière puisque j’en souffre également. Remède : vitamine D et luminothérapie. Fiston a maintenant sa propre lampe de luminothérapie, en plus d’une augmentation de dose de vitamine D à 400 u.i. Après deux semaines, je dois dire que le changement est phénoménal. Il n’a plus d’idées noires, ni suicidaires. Fiston souffre probablement de dépression saisonnière.

Retour sur la médication. Après le changement drastique de comportement, j’en ai discuté avec la pharmacienne. On en est venu à la conclusion que les crises de violence étaient probablement un effet de l’augmentation de dose. En effet, la première fois qu’il a commencé à prendre du Vyvanse, il a aussi fait des crises de violences, crises que nous avons plutôt associé à de l’hypoglycémie. Et si on s’était trompé???

Son organisme semble s’être adapté à l’augmentation de dose. Les crises de violence sont passées. Je le surveille de près et je dois dire que son discours ne fait plus aucune mention d’idées suicidaires. Notre hypothèse tend à se confirmer. Jusqu’à ce qu’un autre élément me fasse douter…

On s’en va finalement en pédopsychiatrie cette semaine. Nous avons obtenu une place. Un point positif à ces dernières semaines.

Et je rencontrerai la travailleuse sociale pour la première fois. Un autre point positif.

Une journée à la fois…